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PAUL BLOAS, POURVU QU'ON S'ÉVADE

Paul Bloas peint des histoires d'hommes aux allures de phénix, qui vivent, meurent et renaissent sur les murs de nos villes aux quatre coins du monde. Brest, Beyrouth, Madagascar, Berlin ou désert d'Atacama sont le théâtre de ses géants de papier qu’il colle un peu partout. Paul peint et déforme volontairement le corps de ses géants, pour magnifier ses modèles qui sont souvent des petites gens. 

Le film nous plonge dans la vie d’un artiste qui n’a de cesse que de s’inspirer de la vie des ouvriers, des marins, des travailleurs d’ici et d’ailleurs. Et pourvu qu’on s’évade. Paul s’enferme quelques jours dans l'ancienne prison de Pontaniou à Brest, le temps de réaliser une série de peintures inspirées du lieu. Il colle ensuite ses grande peintures sur les parois de la prison avant que cet ancien centre pénitentiaire soit détruit et rénové. 

Paul nous mène vers des vies cachées, vers ces héros de l’ombre qui travaillent et lutent en permanence pour la vie et qui l’inspirent pour créer. On s’immerge dans des lieux secrets, interdit au public, dont Paul à l’autorisation pour son travail : port de commerce, lieux délabrés, cimetière à métaux. On devine petit à petit que Paul Bloas est le « porte-parole pictural » de ces femmes et de ces hommes qui s’inventent une vie meilleure. 

Comment se battre avec l’art éphémère pour un monde où l’humanité serait plus juste ? Plus égalitaire ? Où la beauté retrouverait son importance ? 

En collant ces grandes toiles au quatre coins du monde, Paul voudrait que l’on s’évade, que l’on rêve, que l’on soit un peu plus libre.

©2026 Balafenn Production

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